Connectés non stop

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Le 02 / 03 / 11 | Posté par admin
Connectés non stop

"Une des grandes tendances 2011, ce sera à fond le web des gens " - Dominique PIOTET,  Président de RebellionLab, journaliste sur BFM.

"Je crois qu’on n’a encore rien vu en matière de réseaux sociaux.Tout le monde y va mais pour faire quoi ? Pour le monétiser comment ? Je crois qu’en fait, et c’est passionnant, c’est le début du Web des gens.Je crois qu’une des grandes tendances 2011, ce sera à fond le Web des gens.

On ne verra pas d’acteurs majeurs apparaître à nouveau,il faut voir le Web tel qu’il se construit depuis quinze ans, comme un secteur extraordinairement monopolistique. Il y a de la place pour un sur chaque brique du Web.Il y a un Google, et très franchement, je crois qu’on peut dire qu’aujourd’hui, pour ce qui est la recherche sur Internet, c’est Google. Yahoo est en train de mourir, finira par mourir, Bing a du mal à percer,on voit des moteurs verticaux qui sont extraordinaires, il y en a en France d’ailleurs, mais qui ne seront pas des Google. Il y a un Google, il y a un e-Bay, il y a un Amazon, il y aura un Facebook avec plus d’un demi milliard d’utilisateurs.
Je ne vois pas très bien comment un acteur alternatif pourrait émerger,sauf sur des verticaux de niche, qui seront intéressants. Il y aura un Twitter, et ce sera probablement Twitter... C’est plus difficile pour la géolocalisation et pour Foursquare,parce que Facebook et Twitter peuvent jouer ce rôle, et donc là, on verra encore une bataille, ce n’est pas encore mûr.
Mais là encore, je pense que sur tous ces sujets-là, on est sur des secteurs qui sont super monopolistiques, avec l’apparence d’un acteur majeur, point.

La protection de ses données sur les réseaux sociaux est probablement un des sujets les plus compliqués à régler.
On pourrait arriver à une situation que j’appelle une situation de schizophrénie digitale :il y a le moi digital, où je donne certaines informations sur Facebook, sur Twitter,sur Foursquare, et puis il y a le moi réel, qui est finalement très différent,et que je protège tant bien que mal.

Je pense qu’il y a deux aspects,il y a un premier aspect qui est important, et sur lequel, là, le régulateur peut intervenir,c’est de veiller à ce que les sites de réseaux sociaux fournissent les outils,et de façon très précise, très détaillée, très bien expliquée aux utilisateurs,pour qu’ils puissent se protéger.
Mais la deuxième, et je crois qu’elle est indispensable : il faut qu’on apprenne. On a besoin d’éducation, on a besoin d’encore plus d’éducation sur ces réseaux sociaux que ce que nous en avions à l’école pour apprendre à aller voter. Et ça, c’est aussi du devoir de l'éducation de nous apprendre tout au long de la vie comment utiliser,comment se protéger, sur des outils qui deviennent des outils qui vont être fondamentaux, y compris pour la constitution de notre identité,de la façon dont on consomme, la façon dont on s’engage."