Le bien-être numerique

Vignette de la vidéo Piste de sous-titres Vidéos en relations
<embed src="http://www.sfr.com/sites/all/themes/sfr/swf/player.swf" flashvars="file=http://ncdn-video.sfr.com/video_le_bien_etre_numerique/video.mp4" width="600" height="335" />

JWplayer | video_le_bien_etre_numerique

Le 01 / 04 / 11 | Posté par admin
Le bien-être numerique

"On parle de concept de vie numérique, c’est-à-dire que l’opérateur, à travers l’apport de contenus
multimédia, de solutions de communication, de solutions d’échanges en mode collaboratif,
en environnement de réseaux sociaux... finalement, apporte au sein du domicile de ses clients
un projet qui est celui du cocon numérique, pour permettre finalement à chacun d’accéder à son
contenu, à ses solutions médicales, à des services divers et variés qui lui facilitent la vie.
 
Par exemple en matière de télésanté, donc l’accès à distance à un professionnel de santé comme
un médecin généraliste : on peut très bien envisager qu’en fonction du planning de consultation
du généraliste, on puisse planifier une téléconsultation à une heure qui convient mieux au médecin
et qui permette de dialoguer soit par téléphone, soit pourquoi pas, en visioconférence avec accès
à des données qui sont stockées dans le dossier patient du médecin, et qui permettent d’avoir
un premier niveau de consultation.
Ce genre de consultation s’est véritablement imposé par exemple aux États-Unis.
En matière de maintien à domicile, on voit apparaître désormais des solutions technologiques
qui permettent en fait la reconnaissance de situations de danger au sein du domicile d’une personne dépendante telles que le gaz qui serait laissé ouvert sur la gazinière, qui va détecter de la fumée, ou tout simplement qui va, à travers des algorithmes assez évolués finalement, reconnaître que la personne s’est mise en situation de danger, et peut déclencher une intervention.

Par exemple, c’est une personne âgée qui va monter sur un tabouret, ou alors une personne malade d’Alzheimer qui va avoir un comportement qui va démontrer des troubles cognitifs à un moment donné. La mise en œuvre de solutions technologiques qui comprennent des capteurs,
qui comprennent des algorithmes évolués, un système d’information décisionnelle, tout cela connecté vers des plateaux médicalisés, permet d’apporter un bien-être supplémentaire et des solutions de maintien à domicile qui, en général d’ailleurs, ne se substituent pas à la présence
humaine de l’auxiliaire de vie mais viennent compléter son action en lui donnant plus de latitude pour mettre en place tout le dispositif d’accompagnement qui va bien.

Un domaine qui est en plein développement aujourd’hui avec les nouvelles technologies, c’est le domaine de la santé. Alors, les prothèses bien entendu, la possibilité pour des gens malades d’être sous surveillance 24 h/24 ; et puis bientôt le développement des nanotechnologies, qui permettront même de savoir ce qui se passe à l’intérieur du corps de chacun.
Il faut bien voir que ce progrès, comme toujours le progrès n’est pas sans contrepartie,
et la contrepartie de ce progrès-là, dans le domaine de la santé, c’est finalement la place de l’intimité, la place de la liberté.
C’est un petit peu comme si, avec les nouvelles technologies, aujourd’hui, la question était la suivante : est-ce que ce qui est le plus important, c’est la longévité, avec au-delà l’immortalité, ou est-ce que c’est la liberté ?

C’est comme si les nouvelles technologies nous proposaient un marché : renonce à ta liberté,
je te donnerai l’immortalité. Alors, il faut y réfléchir à deux fois avant d’accepter ce marché, et je crois qu’aujourd’hui, c’est très important d’avoir toujours à l’esprit en quoi ces nouvelles technologies, qui nous apportent beaucoup, peuvent aussi nous faire perdre d’un autre côté, et notamment du côté de notre liberté.

L’idée de soigner par les jeux vidéo est d’abord venue par ma propre expérience,  qui était
en 1995, lorsque je me suis retrouvé à moi-même jouer à un jeu vidéo, où je me suis rendu
compte que, au fond, le jeu vidéo nous permettait d’affronter des ennemis intérieurs,
de pouvoir, à travers un avatar, vivre des aventures, faire des choix, et peut-être aussi au-delà,
apprendre à perdre pour pouvoir avancer dans le jeu.
Et lorsque je me suis retrouvé dans une institution pour soigner des enfants qui avaient des
graves troubles du comportement et en échec scolaire, j’ai pris un jour le parti pris de prendre
une console de jeux vidéo, au point où d’ailleurs les enfants m’ont appelé le psy qui console.
Le jeu vidéo, à travers l’incarnation de l’avatar et de la force identificatoire qu’on avait dans
l’avatar, va leur permettre, dans des histoires très précises, d’affronter, de vivre des aventures,
avec aussi une autre dimension très importante, c’est la dynamique de groupe, où chacun d’eux,
finalement, se bat pour une cause commune, puisque la plupart des enfants que je prenais
avaient souvent des problématiques communes.
 
L’être humain est plus fort que le virtuel, c’est important de se dire que le virtuel n’a pas
un contrôle sur l’être humain, c’est l’être humain qui a un contrôle, puisque, en fin de
compte, le geste interactif, c’est finalement que les choses nous obéissent au doigt et à l’œil.
Le numérique est avant tout un facilitateur.
Pour envisager la question des personnes hospitalisées chez elles, où le numérique
viendrait les aider, il est évident qu’on ne peut qu’encourager ce type de démarche.
En même temps, la crainte, derrière, c’est de se dire : mais au fond, les gens vont être
isolés de plus en plus. Il faut savoir que pour le téléphone, ça a été la même chose.
A cause du téléphone, les gens ont eu très peur que les gens ne se rencontrent plus.
On s’est rendu compte que grâce au téléphone, les gens se rencontraient beaucoup plus.
On est en train de se rendre compte de la même chose pour Internet.
Et au-delà, il faut bien saisir que ce n’est pas parce qu’on est seul face à son ordinateur qu’on se sent seul. Ce sont deux manières d’envisager les choses.
Donc, je crois qu’on a tendance à prêter à Internet ou à ces fameuses nouvelles technologies,
finalement, tous les maux qui sont propres à notre société, mais la réalité de l’être humain,
c’est qu’il utilise ces machines pour le meilleur et pour le pire."