Pierre Kosciusko-Morizet

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Le 24 / 09 / 14 | Posté par Marine Daniel
Pierre Kosciusko-Morizet

Nous recevons Pierre Kosciusko-Morizet pour un entretien vidéo très personnel, mené par Jérôme Colombain et François Sorel de La Chaîne Techno.

Premier invité, parrain de l'émission, Pierre Kosciusko-Morizet est fondateur de PriceMinister et créateur du fonds d'investissement ISAI.

Suivront ensuite Eric Gontier dirigeant de Buyster,  Eric Carreel de Withings, et de nombreux autres invités.

Avec ce nouveau rendez-vous coproduit avec La Chaîne Techno, SFR vous accompagne dans le décodage des mondes numériques.


Bonne découverte et à bientôt pour un nouvel épisode !

1er épisode de L'appart avec Pierre Kosciusko-Morizet

PKM est une star du web français à qui tout réussit. A 21 ans, encore sur les bancs d'HEC, il crée sa première entreprise. C'est aux Etats-Unis, en 2000, que lui vient l'idée de créer PriceMinister, un site de e-commerce dont le concept est de mettre en relation vendeurs et acheteurs. En 2010, l’entreprise est rachetée par le 1er site de commerce en ligne japonais Rakuten pour 200 millions d'euros. Tout en restant PDG de l'entreprise, PKM crée, avec d'autres entrepreneurs français du web, le fonds d'investissement ISAI. Objectif : financer et accompagner de jeunes sociétés Internet à fort potentiel. PriceMinister a été l'un des premiers clients du service Cloud de SFR Business Team.

 

TRANSCRIPT DE LA VIDEO

La Chaîne Techno (LCT) : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau rendez-vous, et dans ce lieu superbe, qui est L’appart, L’appart de l’innovation.
C’est dorénavant sur la chaine techno, toutes les deux semaines. Et c’est ici que nous allons recevoir régulièrement ceux qui font l’innovation en France.
Pour commencer, pour ce premier numéro, nous recevons Pierre Kosciusko-Morizet.

REPORTAGE
 « Pierre Kosciusko-Morizet est une star du web français, à qui tout réussi. A 21 ans, encore sur les bancs d’HEC, il crée sa première entreprise. C’est aux Etats-Unis, en 2000, que lui vient l’idée de fonder Price Minister, un site de e-commerce dont le concept est de mettre en relation vendeurs et acheteurs.
Malgré la concurrence d’eBay, Price Minister devient le site de référence de vente de produits d’occasion. En 2010, l’entreprise est rachetée par le premier site de commerce en ligne japonais Rakuten, pour 200 millions d’euros.
PKM, tout en restant PDG de l’entreprise, crée avec d’autres entrepreneurs français du web le fond d’investissement Isai, qui a pour vocation de financer et accompagner de jeunes sociétés internet à fort potentiel. PriceMinister a été un des tous premiers utilisateurs du service Cloud de SFR Business Team. »

LCT : Pierre Kosciusko-Morizet bonjour, et merci d’avoir accepté l’invitation de L’appart pour cette première. On est très heureux de vous recevoir et à ce titre, on aimerait bien savoir si vous aimeriez devenir le parrain de L’appart de l’innovation ?
Pierre Kosciusko-Morizet (PKM) : Ça ne se refuse pas ! On est filmés en plus… Donc avec plaisir ! »


TIMELINE
LCT : On va commencer par s’intéresser à votre timeline personnelle. C’est le mot très à la mode, timeline. Donc on remonte dans le temps, la timeline de Pierre Kosciusko-Morizet : si on devait retenir trois dates, quelles seraient-elles ?
PKM : Je dirais mon premier ordinateur, en 1987, quelque chose comme ça. C’était un PC de base, c’était le début des PC…
LCT : IBM ? PC XT ?
PKM : Oui, exactement ! Un PC XT ! Et puis après j’ai eu un AT je crois.
LCT : Oui bien sûr ! C’est la chronologie.
PKM : Donc première date, ce serait ça. Deuxième date, pour rester dans le truc vieux, c’était mon premier téléphone portable. Je l’appelais « le paquebot ». C’était le vieux Motorola, de mémoire, avec la petite antenne en plastique un peu ridicule qu’on sortait, qui était énorme. J’étais en stage au Vietnam, et je devais être une des rares personnes à avoir un téléphone portable au Vietnam. Même avec ce téléphone-là, on pouvait frimer à l’époque !
Et puis la troisième date, ça va être la création de PriceMinister, quand même. C’était le 11 août 2000.


FAILS
LCT : Malgré tout, vous n’êtes qu’un homme. Et parfois, on a des regrets, parfois même des échecs. Quels sont vos fails ?
PKM : Ce que j’ai vécu comme un gros échec, c’est l’échec de ma première boîte. J’ai créé une boîte pendant ma dernière année d’études, qui n’a pas fonctionnée, et donc que j’ai dû fermer, liquider à l’amiable, etc. Ça a été un gros échec. J’étais le seul associé opérationnel, j’ai trouvé ça assez difficile. Donc quand j’ai voulu créer Price Minister, tout de suite je suis allé chercher des associés, et on l’a montée à cinq, et ça a tout changé.
LCT : PriceMinister a énormément changé, du point de vue de l’utilisateur. Avant, ce n’était quasiment que des petites annonces, et puis aujourd’hui, vous n’hébergez plus que des boutiques professionnelles en fait.
PKM : La grosse évolution effectivement, c’est depuis le rachat par Rakuten en juin 2010. On est en train de devenir plus un agrégateur de boutiques, donc de petits sites d’e-commerce, mais évidemment avec des garanties en commun, panier commun, etc, plutôt qu’un gros site qui vend de tout.
LCT : L’objectif, c’est peut-être aussi d’éjecter gentiment tous ceux qui vendent leurs CD ou DVD ?
PKM : Non, non, non ! On fait encore la moitié de notre volume d’affaires par les ventes de particuliers. Donc on ne veut pas du tout les éjecter, c’est toujours en forte croissance. C’est vrai qu’à terme, on imagine qu’on aura plutôt 80 % de professionnels. Si on se projette à deux-trois ans, avec ce décalage de croissance, ça fera ça. »


INNOVATIONS
LCT : Quel regard vous avez sur l’innovation, sur ce qu’il se passe en matière de high-tech ? Qu’est-ce qui retient votre attention ? Selon vous, qu’est-ce qui va jaillir dans les années qui viennent ?
PKM : Une des choses où on ne voit pas encore où on va, c’est finalement, quelles marques, quels acteurs, vont contrôler le salon. C’est l’idée que dans un salon, il y a une télévision, mais il y a de plus en plus un ordinateur, puis il y a les tablettes, et on a son Android, ou son iPhone… Et finalement, il n’y a pas encore une marque, pour moi, qui a réussi à prendre le salon. Alors Apple essaye l’Apple TV, etc, mais ça ne marche pas très bien finalement. Il y a évidemment les télés connectées qui arrivent. Il y a tout ça qui se mélange, les tablettes qui essayent, les e-book… Pour moi, ce n’est pas fait, ça.
LCT : Mais qui va gagner cette bataille ? Ce sont les constructeurs ?
PKM : Ah ben si je savais, j’achèterais des actions de cette boîte-là !
LCT : C’est forcément les constructeurs ? Ça peut être les opérateurs ? Ça peut être d’autres acteurs ?
PKM : Pour moi, c’est très ouvert. Ça peut être les opérateurs mobiles, ça peut être les constructeurs de télés, de tablettes, de téléphones, de PC… Et puis ça peut être tout simplement des fournisseurs de services : Google, etc. Pour moi, là-dessus, il y a un gros point d’interrogation qui n’est pas du tout réglé. Evidemment, l’enjeu est énorme.
LCT : C’est d’intégrer en fait la place principale du salon.
PKM : Oui, le salon qui est le lieu de rencontre de toute la famille, où on partage avec ses amis, etc. Quand on contrôle ça, on contrôle probablement l’accès aux données, et donc tout ce qui est identification online. Quand on est dans son salon, si on envoie un truc sur sa télé, ça part d’un point d’identification de ce qui nous identifie sur le web, et dans le Cloud, et donc de là où tu stockes tes données. Tout ça, c’est un centre un peu névralgique. Pour moi, ce n’est pas clair encore. Et je pense que ça se passe bientôt, et ça c’est très intéressant. »


PORTRAIT DE GEEK
LCT : Pierre, pour terminer, quelques petites questions qui reviendront de manière redondante dans ce rendez-vous, dans L’appart, concernant vos usages des nouvelles technologies.
PKM : Votre portrait de geek.
LCT : Plutôt iPhone ou Android ?
PKM : Alors, moi, je suis iPhone, mais je pense qu’Android va ramasser 80 % du marché.
LCT : Côté réseaux sociaux, êtes-vous plutôt Facebook ou plutôt Twitter ?
PKM : Je ne suis aucun des deux, par choix personnel…
LCT : Ah bon ?!? C’est un scoop ça quand même ! Pierre Kosciusko-Morizet, ni sur Facebook, ni sur Twitter !
PKM : Je suis allé sur des comptes d’amis sur Facebook pour voir comment ça marche, car ça m’intéresse d’un point de vue business de comprendre évidemment…
LCT : En espion !
PKM : Voilà, en espion ! Mais je n’ai pas de compte à moi, et pas de faux compte à moi non plus.
LCT : Pourquoi ?
PKM : Je n’ai pas envie d’y passer trop de temps, mais je sais que je n’arriverais pas à me raisonner, à me contrôler.
LCT : Comme le joueur qui ne veut pas aller au casino …
PKM : Exactement, je suis pareil. J’adore les casinos, donc je n’y vais pas. Et c’est un peu ça, Facebook. Je n’ai longtemps pas eu internet chez moi. J’ai internet chez moi depuis mi 2007.
LCT : Vous n’avez pas de followers puisque vous n’êtes pas sur Twitter, donc vous n’avez pas d’amis non plus !
PKM : Je n’ai pas d’amis, c’est terrible !
LCT : Pierre n’a pas d’amis, quelle tristesse…
PKM : Ce que j’aime bien sur Twitter, c’est le côté instantané, et le côté qui va très très vite. Ce qui me gêne, en revanche, c’est la dimension « petites phrases »… La vie est trop faite de ça. Je ne veux pas en souligner une. Voilà, c’est la limite de l’exercice.
LCT : On vous mettra un 4/20…
PKM : Si en tant que parrain, je suis invité, je réfléchirais à un truc, je trouverais un truc !
LCT : Merci Pierre Kosciusko-Morizet d’avoir accepté notre invitation pour notre première de L’appart. Vous en êtes le parrain, ne l’oublions pas.
Et on se retrouve très vite pour un nouveau numéro avec encore un nouveau portrait d’un patron ou d’une société reconnue dans le domaine du business du web, ou alors d’un patron de start-up qui vient de débuter.
PKM : Ou d’une patronne !
LCT : Oui, ça serait pas mal ça aussi, effectivement. On va y travailler… A très bientôt.

 

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