Eric Carreel de Withings

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Le 23 / 09 / 14 | Posté par Marine Daniel
Eric Carreel de Withings

L’invité de cette deuxième émission est Eric Carreel, qui a créé les premières "box" triple play avec sa société Inventel.

Aujourd'hui, il innove dans l'impression 3D et les objets connectés : pèse-personne, tensiomètre ou Babyphone branchés sur Internet… Eric Carreel dirige aujourd’hui l'entreprise française Withings, étoile montante des objets communicants.

Suivront ensuite Eric Gontier dirigeant de Buyster, Stéphane Treppoz Président-directeur général de Sarenza et de nombreux autres invités.
Avec ce nouveau rendez-vous coproduit avec La Chaîne Techno, SFR vous accompagne dans le décodage des mondes numériques. 

Bonne découverte et à bientôt pour un nouvel épisode ! 

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TRANSCRIPT DE LA VIDEO

La Chaîne Techno (LCT) : Bonjour à tous et bienvenue sur La Chaîne Techno et bienvenue pour ce nouveau numéro de L’appart, des rencontres avec des décideurs liés à l’innovation en France.
Et cette semaine nous parlons d’objets communicants, avec notre invité, Éric Carreel.

REPORTAGE
LCT : Éric Carreel bonjour
Eric Carreel (EC) : Bonjour
LCT : Et merci d’avoir accepté l’invitation ici, à L'appart.
EC : Merci à vous.
LCT : Alors, première question… On parle d’objets communicants mais ça serait peut-être pas mal de remettre un petit peu les choses à plat. Qu’est-ce qu’un objet communicant selon vous ?
EC : Pour nous un objet communicant, c’est un objet dont le constructeur continue de prendre soin une fois qu’il est livré chez le client. Et la spécificité de Withings sur les objets qu’on essaye de créer, c’est que ce sont des objets qui existent déjà dans la vie du client, un pèse-personne par exemple, et ce sont des objets qui commencent par simplifier leur vie. C’est-à-dire : je n’ai plus à mémoriser mon poids. Je n’ai plus à me dire que un jour je vais noter sur un morceau de papier mes poids pour les retrouver plus tard. C’est fait automatiquement et je peux les retrouver à tout moment.

#TIMELINE
LCT : Quelle est votre timeline, quelles sont les principales dates qui ont marqué votre parcours d’entrepreneur ?
EC : Alors, il y en a plusieurs. D’abord j’ai commencé par faire de la recherche et j’ai rencontré là-bas un homme assez passionnant qui est Jacques Lewiner qui était directeur scientifique de l'École Supérieure de Physique Chimie Industrielle et qui m’a vraiment accompagné dans cette création d’une première entreprise qui a précédé Withings. Et dans cette première entreprise - donc ça c’était dans les années 1994 – on a travaillé sur l’arrivée de la connexion haut débit à la maison…
LCT : … Et donc vous êtes un des papas du triple play ? 
EC : Oui, on peut dire ça ! L’arrivée de cet Internet haut débit à la maison a conduit à se poser la question de pourquoi on ne connecterait pas plus large que le PC, l’imprimante et la télévision. Donc on a commencé à réfléchir à ça. Dans les années 2007-2008, on s'est dit : pourquoi ces objets n'arrivent-ils pas de façon plus forte dans la maison – ces objets connectés ? C'est là qu'on a compris que l'idée n'était pas de dire qu'on allait connecter quelque chose de plus à la passerelle, l'idée c'était de dire qu'on allait apporter de la simplicité à un objet qui existe déjà.  Et ça change tout.
Donc la société précédente Inventel a été rachetée par Thomson. J'ai passé pour la première fois de ma vie deux ans et demi dans une grande entreprise. Et je l'ai quittée car je n'y étais pas très à l'aise. Pendant une semaine je me suis isolé au vert et je me suis dit : je suis plus fait pour la création d'entreprise. Là, avec un collaborateur avec qui je m'entends très bien depuis de nombreuses années, qui s'appelle Cédric Hutchings, que vous connaissez, nous avons décidé de créer Withings.

#FAILS
LCT : Alors évidemment un parcours d'entrepreneur est parfois jalonné de couacs, de petits échecs, on appelle ça les fails ici à L'appart, qu'est-ce que vous pourriez nous raconter comme couacs dans votre parcours ?
EC : Il y en a sûrement de nombreux... Il y en a un assez ancien et qui a d'ailleurs à voir avec SFR. Le premier produit que j'ai fait il y a bien longtemps était un pager qui était vendu à une société sœur de SFR. A un moment donné quand le SMS est arrivé, ces Tam Tam, Tatoo, ont complètement disparu. Et nous avions tellement la tête dans le guidon à vouloir faire des produits encore plus performants dans cette même direction, qu'on a pas vu que le SMS allait tuer tout ça.
Et un beaucoup plus récent, qui concerne un produit de Withings. Lorsqu'on a sorti le pèse-personne, on a ciblé trois catégories d'acheteurs potentiels : il y avait les sportifs, les geeks (ceux qui ont un smartphone et s'intéressent à tout ce qui va aller autour), et on s'était dit : les femmes entre 25 et 45 ans vont aussi s'intéresser à ce type de produit. Donc on a dépensé pas mal d'énergie à faire de la communication presse dans les magazines féminins. Les deux premières cibles, sportifs et geeks, ça a très bien marché. Et les cibles magazines féminins, ça a très mal marché. On s'est demandé pourquoi et on a compris après qu'il ne faut pas parler d'objet connecté, il ne faut pas parler d'objet communicant, il faut parler du service qu'apporte cet objet. A partir de ce moment-là on devient compréhensible et on peut imaginer qu'on apporte de la simplicité. Si on commence à se dire « il faut connecter », on crée du stress, on se dit « comment je vais faire »... Donc on a renversé notre communication et à partir de ce moment-là les choses se sont améliorées.

#INNOVATION
LCT : Quels sont à votre avis les chantiers dans le domaine de l'innovation qui vont exploser dans les mois et les années qui viennent et que vous sentez poindre ?
EC : Il y en a un que je sens assez bien, c'est tout ce qui concerne l'impression 3D. Dans l'histoire de l'humanité, à un moment donné, un certain nombre de gens se sont spécialisés, pour devenir des artisans, des forgerons, des pâtissiers, etc. Puis on a créé des usines, c'est-à-dire des espaces capables d'avoir cette spécialisation qu'avaient les artisans mais de pouvoir sortir le même objet à des centaines de milliers d'exemplaires. Je pense qu'une 3ème révolution est en train d'arriver, qui concerne l'impression 3D, c'est-à-dire des usines qui sont capables de sortir un objet différent pour chacun.
LCT : Qu'est-ce qu'on peut imaginer comme objet qui pourrait être imprimé, soit à la maison soit à distance ?
EC : Il y a déjà des objets aujourd'hui qui sont des réalités, notamment aux États-Unis. Vous pouvez commander un certain nombre de coques qui protègent votre smartphone, qui sont réalisées en impression 3D et qui sont personnalisées. Personnalisées par exemple en fonction de la musique que vous aimez, avec votre prénom ou nom gravé dessus... 
LCT : Et donc à chaque fois c'est un modèle unique ?
EC : A chaque fois c'est un modèle unique.
Il y a tout le domaine des bijoux, qui est en train d'arriver de façon très massive, avec notamment cette capacité de personnaliser un bijou en fonction de votre histoire. On peut  faire des impressions... Vous avez peut-être déjà vu des œuvres artistiques à partir des amis que vous avez sur Facebook. Où sont vos amis que vous avez sur Facebook ? C'est cet espèce de lien, de cartographie d'un nouveau type, que vous pouvez voir envie de porter sur vous, comme un objet personnalisé, joli, qui vous représente quelque part.

#PORTRAIT_DE_GEEK
LCT : Quel genre de geek êtes-vous, êtes-vous plutôt iPhone ou plutôt Android ?
EC : Plutôt iPhone pour l'instant.
Il faut dire que les applications des produits Withings sont sur iPhone, mais aussi sous Android je crois ?
Maintenant aussi sous Android. C'est vrai qu'aujourd'hui Apple a plus développé l'écosystème des objets communicants autour que ne l'a fait Android, mais Android est en train d'y travailler.
LCT : Du coté des réseaux sociaux, plutôt Facebook, plutôt Twitter, vous êtes sur les deux ?
EC : Je suis sur les deux oui. Ce qui me fascine particulièrement c'est la vitesse à laquelle ça s'est développé, et le temps que les gens peuvent passer dessus !
LCT : Quel est le follower ou l'ami Facebook dont vous êtes le plus fier ?
EC : Jack Dorsey, qui nous a envoyé un Twitt magnifique sur notre balance, il y a à peu près deux ans maintenant.
LCT : Cofondateur de Twitter ?
EC : Cofondateur de Twitter oui.
LCT : Ah oui, ça c'est un Twitt à encadrer !
EC : Voilà.
LCT : Merci beaucoup Éric Carreel d'avoir été avec nous, ici à L'appart, sur La Chaîne Techno.
EC : Merci à vous.
LCT : Et on se retrouve bien évidemment pour un nouveau numéro de L'appart, ici même sur La Chaîne Techno, très vite !

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