L'appart épisode 19 : Sculpteo et l'impression 3D

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Le 03 / 09 / 14 | Posté par la rédaction de SFR
L'appart épisode 19 : Sculpteo et l'impression 3D

Tous les 15 jours, L’appart reçoit un décideur de l'innovation pour un entretien vidéo mené par Jérôme Colombain et François Sorel, de La Chaîne Techno en coproduction avec SFR. Entrepreneurs, chefs d'entreprise, créateurs de start-up… Ils nous font part de leurs succès, mais aussi des échecs qui leur ont permis d’avancer, et nous donnent leur point de vue sur les dernières tendances en matière d'innovation.

Pour ce 19ème épisode de L’appart, nous recevons Clément Moreau, jeune co-fondateur de Sculpteo, entreprise spécialisée dans l’impression 3D d’objets personnalisés. Il nous explique les différentes étapes de la genèse d’un objet imprimé en 3D. Pour lui, ce qu’il faut retenir de l’innovation aujourd’hui, ce sont les nouveaux modèles mathématiques de plus en plus sophistiqués qui se cachent derrière l'apprente simplicité d'utilisation des réseaux sociaux.

Clément Moreau est un ingénieur devenu chef d’entreprise. Tombé très jeune dans les nouvelles technologies, il fait ses premières armes chez Thomson. En 2009, il se lance sur le secteur totalement inconnu de l’impression 3D. Co-fondateur de la société Sculpteo, Clément Moreau est persuadé que l’impression 3D va révolutionner la fabrication d’objets et le commerce tout entier. Sculpteo propose la création en ligne d’objets d’objets réels à partir de modèles virtuels pour tout un chacun.

Transcript de la vidéo :

REPORTAGE

Clément Moreau est un ingénieur devenu chef d’entreprise. Tombé très jeune dans les nouvelles technologies, il fait ses premières armes chez Thomson. En 2009, il se lance sur le secteur totalement inconnu de l’impression 3D. Co-fondateur de la société Sculpteo, Clément Moreau est persuadé que l’impression 3D va révolutionner la fabrication d’objets et le commerce tout entier. Sculpteo propose la création en ligne d’objets d’objets réels à partir de modèles virtuels pour tout un chacun.

La Chaîne Techno (LCT) : Bonjour Clément Moreau.

Clément Moreau (CM) : Bonjour.

LCT : Et merci d’avoir accepté notre invitation dans L'appart. Alors, vous êtes le cofondateur de Sculpteo, spécialisé dans l’impression 3D. Qu’est-ce que c’est que l’impression 3D ? On en parle beaucoup en ce moment, on ne sait pas trop, peut-être, ce dont il s’agit.

CM : L’impression en 3D, c’est tout simplement un moyen de fabriquer des objets directement à partir d’un fichier. C’est-à-dire qu’on des machines qui peuvent prendre un fichier 3D et donner des objets très simplement sans fabriquer d’outillage, sans rien, juste comme ça en convertissant un fichier en un objet.

LCT : Alors par exemple, toutes ces petites babioles que vous nous avez apportées, ce ne sont pas vos bibelots fétiches dont vous ne vous séparez jamais, ce sont simplement...

- Vous ne mettez pas ça sur votre cheminée ? Ah, pourquoi pas ?

CM : Pas tous.

LCT : Mais quelques uns.

- Voilà, ce sont des échantillons de ce qu’on peut fabriquer via votre site Internet.

CM : Oui, donc ça ce sont des objets qui ont été fabriqués par essentiellement des clients à nous, qui ont envoyé leur fichier 3D sur le site Internet, et on a fabriqué l’objet dans nos machines. Donc on a un atelier à nous qui est dans les Pyrénées à Arreau précisément, dans lequel on a installé quelques machines d’impression 3D, et des gens qui travaillent derrière ces machines et fabriquent des objets uniques, et toute la journée des objets différents et uniques.

LCT : Si je comprends bien, je suis à Marseille par exemple, je fabrique un fichier d’un objet 3D que j’aimerais que vous imprimiez en quelque sorte. Je le fabrique, ce fichier, avec mon ordinateur, etc, je le dessine en 3D, je vous l’envoie par mail tout simplement, et avec ce fichier vous allez pouvoir créer un vrai objet ?

CM : C’est ça, c’est-à-dire que nos machines vont vraiment prendre le fichier 3D. Alors le fichier 3D vous l’envoyez sur le site Internet Sculpteo.com, ou par mail à un des commerciaux, on peut le faire comme ça ; et la machine va prendre le fichier, va le découper en tranches, virtuellement, dans son logiciel ; et ensuite va fabriquer l’objet tranche pas tranche en déposant des couches de plastique les unes au-dessus des autres. C’est pour ça qu’on appelle ça une imprimante 3D, puisque ça fabrique les objets en construisant l’objet du bas vers le haut.

LCT : Alors la prouesse technologique est intéressante, elle est même fascinante, de pouvoir comme ça créer des choses en trois dimensions. Maintenant, concrètement, à quoi ça sert ?

- Et qui sont vos clients ? Qui vous commande des objets à imprimer ?

CM : Alors on a vraiment toutes sortes de clients. On des particuliers, des professionnels, des petites marques, des grandes marques, de très grandes sociétés. Mais ce qui faut voir, c’est que ce que change l’impression 3D par rapport à une fabrication normale, c’est que puisque vous fabriquez l’objet en ajoutant des couches de matière les unes au-dessus des autres, vous n’avez aucune contrainte dans la forme, et vous n’avez pas besoin d’outillage. Quand vous faites un objet un plastique normalement, vous devez prendre un moule, et vous injectez du plastique dedans. Et puisque vous avez besoin d’un moule, il faut fabriquer ce moule. Et ce moule, ça coûte très cher, ça coûte entre 10 000 et 100 000 euros pour fabriquer un moule pour un seul objet.

LCT : Mais avec ce moule on fait des millions d’objets, en fait.

CM : Voilà, on fait un million d’objets, on fait dix millions d’objets, et on a tout intérêt à faire cent millions d’objets pour rentabiliser nos 100 000 euros.

LCT : Tandis que là, on peut en faire un seul si ça nous chante.

CM : Voilà, c’est ça la différence. On fait les objets un par un, ce qui fait que le client peut les personnaliser. Mais aussi, il y a une autre différence, c’est qu’on peut comme ça distribuer la production. On va pouvoir produire une partie des objets ici à Paris, une autre partie à Arreau dans les Pyrénées, et puis un petit peu en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Israël, aux Etats-Unis...

LCT : Donc ça évite les transports, la logistique.

CM : Ça diminue beaucoup les transports.

LCT : Mais vous n’avez pas tout à fait répondu à ma question : quel type d’objets fabriquez-vous ? A quoi ça sert ?

CM : Aujourd’hui, on fabrique beaucoup d’objets personnalisés. Puisque c’est une technologie qui permet de fabriquer les objets un par un, il y a un gros intérêt à fabriquer des objets personnalisés, donc par exemple des coques de téléphone portable vraiment faites pour la personne avec son profil, avec son nom, avec un message personnel pour sa chérie…

LCT : Innovation pour laquelle vous avez reçu un prix au CES de Las Vegas en janvier dernier.

CM : Oui, on a reçu le Best of Innovations Award dans la catégorie Logiciels et applications mobile. C’est-à-dire que le CES et l’organisateur du CES considèrent que notre application en 3DP Case est la meilleure application mobile de l’année 2013.

# TIMELINE

LCT : Alors Clément Moreau, revenons sur votre parcours d’entrepreneur. Quelles sont les dates importantes à vos yeux durant votre vie d’entrepreneur ?

CM : Ma vie d’entrepreneur, elle est relativement courte, donc on ne va pas forcément revenir sur les trente dernières années. Par contre, moi je suis ingénieur, je suis sorti de Centrale en 2001. Et en sortant en 2001, j’ai intégré Inventel, qui était une petite société, j’étais le 25e employé de cette société, pour faire du Bluetooth avec Eric Carreel. Le Bluetooth, qui était une technologie avec laquelle on pensait faire de l’accès Internet mobile, il se trouve qu’on n’a jamais réussi à en faire. Donc on a passé quelques années à essayer ça. Et puis en 2003-2004, on a eu des succès avec France Telecom pour faire la Livebox entre autres. En 2005, le groupe Thomson s’est intéressé à Inventel. On était à ce moment-là 75, donc la société avait déjà bien grossi. Donc moi je suis sorti du groupe Thomson en 2009 pour créer Sculpteo, avec vraiment l’ambition de partager l’impression en 3D avec tout le monde. C’est-à-dire qu’on avait trouvé cette technologie tellement sympathique en l’utilisant à l’intérieur du groupe Thomson qu’on a eu envie d’en faire profiter plus de gens.

LCT : Et aujourd’hui Sculpteo, c’est combien de personnes ? Ça représente quoi ?

CM : Sculpteo, c’est une petite vingtaine de personnes aujourd’hui. On vient de finir un tour de table fin novembre qui nous a permis de lever 2 millions d'euros avec Exchange Private Equity et des business angels, ce qui nous donne une perspective intéressante, et nous donne les moyens de développer commercialement la société à l’étranger, et essentiellement aux Etats-Unis. Donc là on part aux Etats-Unis, on installe un bureau à San Francisco, puisqu’on fait déjà 40 % de notre chiffre d'affaires aux Etats-Unis à peu près sans rien faire, donc on se dit que c’est peut-être le moment d’y aller et d’essayer de faire croître vraiment cette part.

LCT : D’y aller et rester en France ou peut-être quitter la France ?

CM : Alors pour moi, dans l’immédiat, rester en France. On envoie une collaboratrice qui va prendre en charge le business développement là-bas.

LCT : Et c’est facile de devenir entrepreneur, alors qu’on a une formation d’ingénieur, en France ? Vous avez switché facilement ?

CM : Devenir entrepreneur, oui, c’est facile, c’est le rester qui est un peu plus compliqué. C’est ça qui est vraiment compliqué...

LCT : Pour quelle raison ?

CM : Parce qu’il faut que la société survive. Et puis il y a tellement de choses à faire quand on est à la tête de la société qu’on peut se faire avoir.

# FAILS

LCT : Clément Moreau, est-ce que vous avez eu des échecs durant votre carrière d’entrepreneur, des fails comme on dit dans cet appart ?

CM : Moi, je voudrais vous raconter le début de Sculpteo. Comme je vous disais, on a souhaité partager cette technologie avec tout le monde, et on y est allé un peu la fleur au fusil. On s’est dit : c’est super, tout le monde a envie de faire ses objets personnels, tout le monde a envie de faire ça. Donc ce qu’on a commencé par faire, c’est un site Internet extrêmement simple, qui était d’un design quasi aussi simple que celui de Google, c’est-à-dire juste une boîte au milieu et c’est tout. Et l’idée c’était : vous envoyez un fichier 3D, nous on vous fait l’objet. Voilà, c’est très simple, il n’y a pas besoin de fioritures. Et puis on s’est rendu compte qu’on s’était quand même un peu pris les pieds dans le tapis. Parce que tout le monde avait envie de ça, mais personne n’y allait. Donc moi, je passais mon temps à faire des salons et à expliquer à des gens : c’est super l’impression 3D, regardez, ça permet de faire des beaux objets comme ça. Les gens nous disaient : mais c’est magnifique ce que vous faites. Et ils ne revenaient jamais sur le site web, et on n’avait pas de clients ! Pourquoi on n’avait pas de clients ? Parce que les gens avaient envie de ça, les gens avaient envie de personnaliser leur environnement, envie de créer, mais n’avaient pas l’énergie de le faire. Et c’est ça ce qu’on avait oublié, on avait oublié de se dire : bah oui mais créer, c’est...

LCT : Tout le monde n’est pas un artiste.

CM : Tout le monde n’est pas Picasso. Tout le monde n’est pas Starck, tout le monde n’est pas Picasso. Et même si je vous donne des super pinceaux ou un crayon de papier, vous n’allez pas réussir à faire... Enfin peut-être que vous, vous y arrivez, mais moi je n’y arrive pas. Quand moi on me donne un crayon à papier et une feuille de papier, j’arrive à faire une patate, à peu près, et à écrire mon nom. Alors que ce qu’il faudrait, c’est être capable de dessiner un canapé comme celui sur lequel on est assis. Et ça on l’avait oublié. Et quand on regarde un peu en arrière, c’était assez évident.

LCT : Et donc, maintenant, vous proposez des modèles.

CM : Et c’est ce qu’on a fait. C’est-à-dire qu’on s’est dit : le design, c’est une affaire de professionnels. Donc on a fait entrer des designers professionnels dans l’histoire. On a fait entrer Jean-Louis Fraichin, François Brument, on a fait rentrer des gens qui ont réfléchi à ce que c’est que l’impression 3D, qui ont réfléchi à ce que ça change. Et là, ils ont pu vraiment nous aider, amener des réflexions sur des produits, se dire : ces produits qu’on veut personnaliser, comment on va les personnaliser. Est-ce qu’on reste simplement dans : mettre une photo et faire quelque chose de kitsch, ou on apporte quelque chose de plus ?

# INNOVATION

LCT : On va parler maintenant de l’innovation d’une manière peut-être plus générale. Quelle est votre vision sur l’innovation ? Alors dans votre domaine ou dans un autre domaine.

CM : Moi, je suis impressionné vraiment par deux choses. Une chose qui est le business des objets personnalisés. C’est absolument incroyable, et même si on ne parle pas d’impression 3D, c’est absolument incroyable de voir le business que ça représente.

LCT : Oui, les coques de téléphone, les...

CM : Les coques de téléphones, les t-shirts, les chaussures, ces choses-là... Et si vous regardez par exemple ce qu’a fait Nike avec NIKEiD, ils ne publient même plus leurs chiffres tellement ils font de l’argent avec. Ils ont publié leurs chiffres la première année quand ils l’ont lancé, ils ont fait à peu près 100 millions de dollars en vendant des baskets qu’ils appellent personnalisées.

LCT : C’est-à-dire qu’on va sur le site et on fabrique sa paire de chaussures en changeant les couleurs, etc.

CM : Et vous venez de le dire : on fabrique sa paire de chaussures. Moi, de mon point de vue d’ingénieur, vous n’avez pas fabriqué votre paire de chaussures, vous avez simplement changé des matériaux dans une gamme de choses. Et pourtant, le vocabulaire que vous venez d’employer, c’est : j’ai fabriqué ma paire de chaussures.

LCT : Oui, parce qu’on a la fierté de créer sa propre paire de chaussures.

CM : Vous avez créé la vôtre. Donc ça c’est absolument extraordinaire, ça marche terriblement. Et ça existe dans tous les domaines, vous pouvez faire des M&M’S personnalisés avec vos initiales pour votre mariage, vous pouvez faire des tas de choses comme ça. Et ça, c’est une vraie innovation. Alors les vraies innovations qu’il y a derrière, il y a beaucoup d’Internet là-dedans. On n’aurait pas pu faire ça sans Internet, on n’aurait pas pu faire ça sans les fabrications numériques, on n’aurait pas pu faire ça sans un tas d’innovations qui sont cachées derrière tout ça. Donc ça, je trouve que c’est un sujet passionnant. Et la deuxième, c’est cette idée que derrière les réseaux sociaux, il y a énormément de technologies, ce qui n’est pas forcément quelque chose d’évident, mais il y a des résultats scientifiques et des résultats mathématiques très neufs, très nouveaux, des démonstrations qui datent de 2007, 2008, 2009, qui sont à la base de ce qu’on peut faire aujourd’hui dans Facebook, c’est-à-dire récupérer un graph et naviguer dans un graph comme ça. Alors, ça c’est pareil, moi je trouve que c’est...

LCT : Avec un côté un peu inquiétant, parce qu’on se demande si du coup quelqu’un a encore une vision claire du côté humain de la chose. Ou alors, je ne veux pas jouer la peur de Big Brother, mais il y a un peu de ça quand même. Est-ce que la bête ne va pas échapper à son créateur ?

CM : La bête, non, je ne crois pas qu’elle va échapper à son créateur. Mais ce qu’on voit vraiment, c’est qu’il y a des nouveaux résultats scientifiques, il y a des nouveaux algorithmes qui permettent de naviguer dans un graph de manière extrêmement efficace. Quand on dit naviguer dans un graph, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire chercher les amis de vos amis, faire la moyenne des goûts de vos amis, des amis de vos amis, par exemple. Et ça, ce n’était pas simple avant, et aujourd’hui, grâce à des résultats extraordinaires, c’est devenu extrêmement simple, et Facebook s’en sert énormément, Google s’en sert énormément.

LCT : Sans qu’on le sache...

CM : Sans qu’on le sache, et puis sans que ça transparaisse vraiment, puisque vous avez sans doute l’impression que programmer Facebook, ce n’est qu’une histoire de bonne idée. Mais non, ce n’est pas qu’une histoire de bonne idée, il y a vraiment de la science derrière ça.

# PORTRAIT_DE_GEEK

LCT : Clément Moreau, quel geek êtes-vous, tout d’abord côté smartphone ? Plutôt iPhone, Android, BlackBerry, WindowsPhone ?

CM : Alors aujourd’hui iPhone. J’ai toutes les versions d’iPhone depuis le 3GS, ce qui est très pratique d’ailleurs puisqu’on fabrique des coques pour téléphones, et on a besoin de les clipper.

LCT : Comme ça vous testez vos coques ?

CM : C’est la seule solution pour que ça marche d’ailleurs. Donc iPhone évidemment, avec une passion pour ce qui est fait par Apple, même depuis les dernières années.

LCT : Et les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, LinkedIn ?

CM : Très peu Facebook, je n’ai jamais trouvé le temps. Twitter et LinkedIn.

LCT : Typiquement Twitter, vous êtes un gros consommateur de Twitter ? On a eu pas mal d’invités qui mettaient en avant le fait que c’était une source d’information pour eux, comme un vrai média. Quelle est votre réflexion sur ce sujet, sur Twitter ?

CM : Pour moi, c’est essentiellement la méthode pour lire les informations. Donc de la même manière que je n’ai pas le temps de publier sur Facebook, je trouve assez peu le temps de publier sur Twitter.

LCT : Vous twittez peu.

CM : Oui, assez peu, je retwitte de temps en temps.

LCT : Merci beaucoup Clément Moreau.

CM : Au revoir.

LCT : Et longue vie donc à Sculpteo. Merci de nous suivre toutes les deux semaines pour L'appart, sur la Chaîne Techno. A bientôt.

- Salut à tous.

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