A la découverte de Nemo

Le 14 / 02 / 13 | Posté par la rédaction de SFR
A la découverte de Nemo

Crédit photo : Vincent Desailly

Andras Kienitz est responsable d’ingénierie de plateformes de services à valeur ajoutées chez SFR. Il intervient notamment sur Nemo (Network Event MOnitoring), le service qui centralise et analyse les données relatives à l’état des mobiles dans le réseau. Nous l’avons rencontré pour mieux comprendre le service Nemo...

 

Andras, comment l’idée de Nemo est-elle née ?

Il y a quelques années, j’ai entendu que les équipes marketing étaient en relation avec un de mes collègues, afin de voir comment on pourrait envoyer des Textos promotionnels à des clients intéressés par des bons plans, quand ils sont à proximité d’une zone commerciale. Parallèlement, alors que je travaillais sur un autre sujet, j'ai réalisé qu'une fonctionnalité du réseau permettait de répondre à ce besoin, si elle était utilisée d’une manière un peu détournée. J’ai alors posé sur papier quelques schémas présentant cette idée, et c’est ainsi que Nemo est né…

 

Quelles sont les informations statistiques produites par Nemo et à qui peuvent-elles servir ?

Nemo centralise et analyse les données liées à l’état et au comportement des téléphones qui utilisent notre réseau mobile. Grâce à ces données, il est possible de rendre plusieurs services, plutôt innovants.

Pour donner un exemple, l’envoi de SMS promotionnels dans le cadre du service PromoLive, Nemo nous permet aussi de proposer aux entreprises et aux collectivités, des prestations d’études statistiques par rapport à des comportements types, d’une manière totalement anonyme*.

Prenons le cas d’une étude qui a été réalisée récemment grâce à Nemo pour suivre le déplacement des masses : en observant le passage des clients par une gare le matin, on a pu donner une idée globale des principaux itinéraires suivis par la suite, ce qui permet à la SNCF d’optimiser la desserte de ses lignes et d’éviter des enquêtes couteuses. Plus globalement, une régie de transport qui souhaite mieux connaître les flux de ses clients, trouvera les informations qu’elle recherche avec Nemo.

Mais Nemo permettrait aussi de détecter les utilisateurs étrangers de notre réseau, qui effectuent ce que l’on appelle du « roaming ». Ces données permettraient de voir  les flux de circulation des visiteurs étrangers, afin de mettre en place à ces endroits, la meilleure couverture réseau possible.

Némo s’inscrit pleinement dans la tendance du big data et des multiples exploitations possibles qui en découlent.

 

Quelle est la principale difficulté que vous avez rencontrée lors de la conception de cette plateforme ?

Nos 20 millions de clients produisent pas loin de 1 milliard d’informations par jour à capter et à traiter par Nemo. C’est colossal et cela implique d’avoir un système bien pensé et parfaitement adapté pour traiter du très haut débit à un coût raisonnable. Au départ, nous pensions qu’il nous faudrait un datacenter pour traiter toutes ces données, mais finalement, quelques serveurs dans 2 baies nous suffisent aujourd’hui.

 

EN SAVOIR PLUS...

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* données anonymisées dans le respect de la loi

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