Rachel Delacour : entreprendre au féminin

Le 17 / 04 / 14 | Posté par la rédaction de SFR
Rachel Delacour : entreprendre au féminin

La co-fondatrice de BIME, start-up montpelliéraine qui a le vent en poupe, revient sur son parcours. Lauréat du concours SFR Jeunes Talents Start-Up 2013, BIME est spécialisée dans l’analyse de données et symbolise le mouvement de la French Tech.

 

Rachel, parlez-nous-nous de votre parcours et de BIME. Comment passe-t-on de contrôleur de gestion à entrepreneure  et PDG d’une start-up symbole de la French Tech ?

En tant que contrôleur de gestion, j’ai ressenti de la frustration liée aux outils que j’utilisais au quotidien. C’est ce qui m’a amenée à vouloir créer l’outil de mes rêves.

Comme j’avais déjà un bon ADN “Geek” mais pas de formation IT, j’ai donc commencé à travailler avec un brillant architecte en informatique décisionnelle, Nicolas Raspal. Très vite, nous sommes passés dans la case entrepreneurs en quittant nos jobs respectifs pour créer BIME. Il faut savoir très tôt bien s’entourer. Nous avons donc rapidement constitué une équipe talentueuse et internationale.

Proposant une solution SaaS, nous avons tout de suite eu beaucoup de retours terrain de nos utilisateurs à l’échelle planétaire et cela a naturellement fait émerger des marchés plus actifs que d’autres : les Etats-Unis ont pris une part importante dans notre portefeuille clients. Nous avons compris que même depuis la France (et depuis Montpellier !), avec ces technologies Cloud, n’ayant plus de barrières géographiques, nous pouvions construire une vraie success story internationale. Nous réalisons aujourd’hui plus de 70% de notre chiffre d’affaires en dehors de nos frontières.

Sur l’échiquier mondial du numérique, la France a un bel avenir et a tout ce qu’il faut pour se positionner. La Silicon Valley reste la Silicon Valley, mais le succès récent des écosystèmes plus régionaux comme le Texas, le Colorado aux USA ou même Israël me fait dire que la France a toutes ses chances. Le mouvement de la French Tech arrive au bon moment et j’essaie de m’y impliquer car j’y crois.

Nous avons un dénominateur commun avec énormément de start-up françaises qui représentent la French Tech : des ingénieurs compétents, qui ont le sens de l’audace et beaucoup de fraîcheur, aidés par un marketing avec un sens du décalage à la française. Je nous souhaite le même succès que la French Touch dans la sphère musicale. J’espère que de nombreux Critéo vont naître de ce mouvement. De toute façon : « Impossible n’est pas Français ».

  

BIME est l’un des lauréats du concours SFR Jeunes Talents Start-Up 2013. Quel regard portez-vous sur ce dispositif d’accompagnement ? Que vous a-t-il apporté en tant qu’entrepreneur et pour le développement de l'activité ?

Beaucoup de choses très positives !

D’abord, figurer parmi les 10 talents de l’année reconnus par une grande entreprise comme SFR, c’est une belle validation. L’équipe SFR Innovation est active et a une lecture claire de l’écosystème des start-up françaises.

Ensuite, les connexions se font beaucoup plus vite entre l’offre (innovante) et la demande (liée au contexte de  digitalisation de l’entreprise). SFR Jeunes Talents Start-up offre une synthèse de ce qui fait de mieux en termes d’innovation sur le marché ; synthèse mise à disposition des décideurs.

Concrètement pour BIME, cela se traduit par une relation étroite avec plusieurs départements de SFR devenus clients.

 

Pour conclure, avez-vous un conseil à donner aux start-upers qui auraient envie de postuler au programme SFR Jeunes Talents Start-Up?

Toute validation est la bienvenue. Lorsqu’en en plus cela se traduit par un contact direct avec les métiers et une transformation en relation “business” avec un grand compte, tout le monde y gagne ... et surtout la start-up !

Foncez !

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