01 / 08 / 09
La Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) confirme ses recommandations
L'ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) vient de publier une déclaration dans laquelle elle confirme la validité de ses lignes directrices de 1998, recommandées par l'OMS et actuellement en vigueur en France. L'ICNIRP déclare dans son communiqué que toute la littérature scientifique a été examinée depuis 1998 et qu'il n'y a pas de preuve d'un effet délétère quelconque sur la santé lorsque les limites d'expositions (restrictions de base) sont respectées.
Cette déclaration fait suite à deux récentes publications de l'ICNIRP :
- une revue d'études épidémiologiques sur les mobiles et la santé par le Comité permanent de l'ICNIRP,
- la mise à jour du "Livre bleu de l'ICNIRP" traitant de l'exposition aux champs électromagnétiques (CEM) de hautes fréquences, effets biologiques et conséquences sur la santé.
Dans la première publication qui s'intéresse à une possible relation causale entre l'exposition aux RF due à l'utilisation de mobiles et le risque de tumeur intracrânienne chez l'adulte, les auteurs concluent que l'ensemble des études publiées à ce jour "ne montrent pas de risque accru pour une utilisation d'une dizaine d'années, qu'ils s'agissent des tumeurs cérébrales ou de n'importe quel autre type de tumeur intracrânienne".
En ce qui concerne l'utilisation à plus long terme, les auteurs considèrent que "les données disponibles n'indiquent pas d'association causale entre l'utilisation de mobiles et les tumeurs à croissance rapide telles que les gliomes malins chez les adultes". Pour les tumeurs à croissance lente, telles que les méningiomes et le neurinome de l'acoustique, ainsi que pour les gliomes chez les utilisateurs de longue date,"l'absence d'association rapportée à ce jour est moins concluante étant donné que la période d'observation est trop courte".
Concernant les effets athermiques, les auteurs considèrent que la plausibilité des différents mécanismes proposés est très faible. Pour ce qui est des cancers et des effets génotoxiques, les auteurs concluent que les études animales et in vitro récentes sont globalement concordantes et indiquent que de tels effets sont improbables à des niveaux de DAS jusqu'à 4 W/kg.
Pour en savoir plus :
Consulter la déclaration de l'ICNIRP
Consulter le texte complet du rapport "Exposure to high frequency electromagnetic fields, biological effects and health consequences (100 kHz-300 GHz)"
Consulter le résumé de l'étude "Epidemiologic Evidence on Mobile Phones and Tumor"