S'engager dans la transition énergétique

Le 02 / 04 / 13 | Posté par
S'engager dans la transition énergétique

Pour SFR, s’engager dans la transition énergétique, c’est se montrer exemplaire en proposant le meilleur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Opérateur numérique impliqué, SFR entend en effet assumer pleinement sa part du rôle central que peuvent jouer les TICs en faveur d’une société plus durable, plus efficace du point de vue énergétique, plus sobre en carbone. C’est-à-dire mettre au point des solutions innovantes, tout en maîtrisant son propre impact sur l’environnement.

SFR, GREEN IT & SOBRIETE CARBONE

Découvrez les actions engagées par SFR en matière de transition énergétique, à travers l’interview de Catherine Moulin, Directrice Santé et Environnement du groupe SFR :.

On entend de plus en plus parler de ‘TIC vertes’ (ou ‘green IT’, à la mode anglo-saxonne), est-ce une réalité ?

Si l’on perçoit déjà l’intérêt environnemental évident des TIC qui nous permettent par exemple d’optimiser nos déplacements (avec la télévisioconférence, la téléprésence ou la télérelève…), il est indispensable de bien cerner leurs impacts (les effets résultant de leur fabrication et usage ; les effets de substitution et les effets rebond 1 pour être rigoureux et exhaustif sur le plan écologique, sans parler de la dimension sociale, toute aussi importante.

Pour autant, ces questions ne doivent pas mener à l’inaction, au contraire ! Nous faisons tout ce que nous pouvons pour encourager une société sobre en carbone et accompagner nos parties prenantes à agir sans attendre. Les TIC sont en effet des leviers d’actions formidables dont tout le potentiel n’a pas encore été exploré, j’en suis convaincue ! Comme le dit Jeremy Rifkin 2, nous sommes entrés dans un nouvel âge : l’âge de l’accès, où la propriété a de moins en moins d’importance, alors que l’accès à la connaissance et aux services (notamment ceux permettant le partage de l’usage d’équipements) devient essentiel. De plus en plus, il est question « d’économie de la fonctionnalité » et les TIC y jouent déjà un rôle clé.

En tant qu’opérateur numérique engagé, que propose SFR en faveur d’une économie sobre en carbone ? Et quelles actions concrètes ont déjà été mises en œuvre ?

Notre politique d’économie d’énergie est un projet à long terme axé autour de deux grands objectifs. Le premier, c’est de montrer l’exemple en stabilisant nos propres consommations énergétiques : à moyen terme, nous visons la stabilisation de nos consommations à horizon 2020, en prenant 2010 comme année de référence. Alors que les usages explosent, c’est un vrai challenge ! Le second objectif est de donner à nos clients, entreprises, particuliers ou collectivités, les moyens de réduire leur empreinte carbone.

Concrètement, nous avons nommé un « Energy Officer » qui s’appuie sur un groupe de travail dédié pour impulser, partager et faire rayonner les bonnes pratiques au sein du groupe. C’est ainsi que nos réalisations les plus concrètes ont vu le jour : une nouvelle génération de data center (centre d’hébergement d’équipements de données) à haute performance énergétique et environnementale, des pilotes de télémesure et « d’energy management » sur des antennes relais, des bâtiments techniques et tertiaires, ou encore l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de nos bureaux à Lyon. Nous avons même expérimenté les énergies renouvelables (photovoltaïque, pile à combustibles…) pour alimenter nos antennes-relais, même si ces solutions peuvent difficilement être industrialisées.

Notre dernier projet ? Faire du nouveau siège de SFR à St Denis un exemple de gestion environnementale. Et c’est plutôt réussi : il est labellisé BREAM 3, HQE 4, et sa certification HQE® Exploitation est en cours.

Côté prestataires et fournisseurs, nous renforçons nos exigences en faveur d’équipements moins énergivores. Nous sommes également très attentifs à la gestion de leur fin de vie ou encore à leur affichage environnemental.

Nous incitons aussi les collaborateurs SFR à adopter de bonnes pratiques en matière de consommations d’énergie. Que ce soit au sein de leur activité, au bureau ou même à la maison. Pour les déplacements (qui représentent 12 % de notre bilan carbone, contre 88 % pour les consommations d'énergie de nos infrastructures techniques), nous privilégions le train plutôt que l’avion. Nous utilisons des véhicules moins émetteurs de CO2 (dont des véhicules électriques) et optons dès que possible pour la télé/visioconférence.

Quant à nos clients, ils ont accès à une palette d’informations, de produits ou de services, qui leur permet d’agir pour réduire leur empreinte carbone. Je pense en particulier à l’éco-calculateur €cobySFR lancé par SFR Business team pour les services Cloud et télé /visioconférence à l'attention de ses clients entreprises, ou encore à la Box Evolution entièrement éco-conçue, dont les fonctionnalités ont été améliorées (bouton Eco) et les consommations d’énergie réduites de près de 30 %.

Nous avons aussi un rôle à jouer dans l’éducation et la sensibilisation aux enjeux environnementaux. Que ce soit en élaborant de nouveaux outils d’e-éducation qui vont accélérer la diffusion des connaissances ou encore par des actions incitatives comme le Challenge Green TIC Campus, dont nous sommes partenaire principal, à l’attention de tous les étudiants de l'enseignement supérieur. Tous les moyens sont bons !

Et à plus long terme, quelle est votre vision d’une société durable et de la place qu’y prendraient les TIC ?

Restons optimistes tout en étant lucides : dire que les TICs seront la solution, avec un grand S, à la durabilité des services et plus largement de notre société paraît présomptueux.

En revanche, si nous arrivons, tous, à bien comprendre la gravité du changement climatique et des enjeux énergétiques, les TIC occuperont non seulement une place majeure dans cette prise de conscience, mais elles pourraient aussi jouer un rôle stratégique.

Je pense notamment à leur rôle dans la quête d’une plus grande sobriété et d’une meilleure sécurisation de nos processus industriels, de nos habitats, de nos déplacements, ou dans la production décentralisée d’énergie (autre idée de Jeremy Rifkin (2))… Tout cela avec une économie marchande où la donne consommateur/producteur aurait également changé grâce aux TIC !

Bref, sans porter le débat jusqu’à la e-démocratie, les TICs peuvent clairement devenir l’élément central du triptyque « usage, partage, territoire », sous réserve que les autorités publiques mettent en place des mesures incitatives et que notre société toute entière le veuille !

GREEN IT : MYTHE OU REALITE ?

Les "TICs vertes" existent-elles ? Découvrez le point de vue de Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil, expert énergie-climat, réputé pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur le changement climatique et la crise énergétique. Voir l'interview de Jean-Marc Jancovici.



(1) L'effet rebond regroupe l'ensemble des effets négatifs à moyen et à long terme induits par une utilisation des TIC. Cet effet est observé lorsque le gain en efficacité rendu possible grâce à l'utilisation des TIC est compensé par l'augmentation de la demande avec les conséquences induites en termes de consommation d'énergie, de transport, etc. Autrement dit, si on estime que les TIC permettent de gagner du temps et de l'argent, la question posée est à quoi ceux-ci vont-ils être utilisés ?
(2) Voir l'interview exclusive de Jeremy Rifkin dans le magazine SFR Player n°6 (pages 20-22)
(3) BREEAM : Building Research Establishment Environmental Assessment
(4) HQE : Haute Qualité Environnementale

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