[PLAYERS] Portfolio : en avance !

Le 30 / 09 / 13 | Posté par la rédaction de SFR PLAYER
[PLAYERS] Portfolio : en avance !

Portraits de personnalités qui abordent digital et réflexion pédagogique de façon tout à fait avant-gardiste.

L’inFormateur

Avec son site Café pédagogique, François Jarraud, enseignant devenu journaliste, est au cœur des débats qui traversent le monde de l’éducation. « Nous ne prétendons pas donner de réponse, mais poser les bonnes questions sur l’éducation. » Le site, créé en 2001, compte aujourd’hui pas moins de 270 000 abonnés. « Nous avons été portés, entre autres, par tous les débats qui touchent à l’innovation », explique humblement Jarraud, « et ces discussions vont continuer, car le numérique bouscule le statut du professeur, la temporalité de l’école, le rapport aux parents… » À l’avenir, le site devrait proposer plus de services : « Une sorte de réseau social des enseignants, pour qu’ils discutent des questions qui les concernent, parmi lesquelles l’innovation… » La boucle est bouclée ! @Cafepedagogique


Start-upper en culottes courtes

Avec 10 456 utilisateurs, le jeune Jonathan Noble n’est pas peu fier du service qu’il a monté à 14 ans, dans sa chambre d’ado. Pour concevoir Clocktweets, qui permet de programmer l’envoi de ses tweets, il a « appris le HTML, le CSS et le PHP grâce à des tutoriaux et des vidéos explicatives, en quelques mois ». Internet lui a aussi permis aussi de « bénéficier des retours de la communauté, qui a critiqué notre application de façon constructive. » Préfère-t-il apprendre sur le Net ou dans le cours d’informatique de son lycée ? « Les deux sont différents : au lycée, j’apprends des choses que je n’aurai pas été voir spontanément sur Internet dans le cadre d’un projet comme Clocktweets. » Une approche intelligente qui concilie, à sa manière, le meilleur des deux mondes… @gafisme


Massivement ouvert

« Il y a deux ans, d’anciens élèves sont venus me parler d’une révolution vue aux États-Unis. » Voilà comment Frank Pacard, directeur général adjoint de l’École polytechnique, en est venu à mettre en pratique les MOOC ou massively open online courses au sein de l’X. Paradoxe : pour diffuser ces leçons d’un nouveau genre, « les professeurs ont dû réapprendre à donner un cours, car le faire face caméra, c’est un vrai exercice ! » L’intérêt des MOOC pour son école ? « Le fait de se positionner très tôt sur une nouvelle manière d’enseigner, et l’effet de notoriété pour l’école, en France et à travers le monde. » Un rayonnement particulièrement nécessaire dans le contexte mondial : « Un professeur réticent aux MOOC s’y est mis quand il s’est aperçu que son homologue américain diffusait déjà ses cours à toute la planète. » Éducation globalisée, nous voilà ! @_Polytechnique_


Madame Collaborative

Malika Alouani ressemble à l’enseignante que nous aurions aimé avoir au CP. Cette jeune prof des Hauts-de-Seine utilise de manière habile tablettes et Twitter. Le site de micro-blogging est mis à contribution sous son volet utile, comme par exemple, raconte-t-elle, « lorsque nous avons organisé une sortie en extérieur de trois jours, afin de tenir au courant les parents en temps réel », ou comme outil créatif « pour des ateliers de lecture avec une école canadienne, où les élèves échangeaient leurs impressions entre eux… Et avec l’auteur ! » Quant aux tablettes, elles lui ont également permis de « montrer aux élèves qu’on pouvait travailler de manière plus ludique, et surtout en collaboration. » Les résultats sont là : « avec certaines applis, la moitié de la classe lit en autonomie quand je me concentre sur les élèves en difficulté… Du coup j’ai gagné trois mois par rapport à l’année précédente ! » On retweete ? @MaLouPro