[Tendance] Des "chances" qui boostent l’innovation en Afrique

Le 21 / 05 / 12 | Posté par Cécile Chapron
[Tendance] Des "chances" qui boostent l’innovation en Afrique

Le monde, en mieux. SFR PLAYER vous invite, pour ce numéro spécial "Faisons du numérique une chance", à découvrir ces "chances" qui, à travers des sites web, des applications et parfois des jeux vidéo, réinventent l’entraide et tentent de façonner les contours d’un monde plus juste. A découvrir dans la suite une sélection de "chances" qui viennent booster l’innovation en Afrique

iHUB

Lieu phare, lieu mythique, cet espace ouvert pour geeks, investisseurs, entrepreneurs et hackers de Nairobi (Kenya) compte plus de cinq mille membres dont deux cent cinquante ont accès à l’espace physique pour un an, renouvelable à condition qu’ils fassent la preuve de leur capacité à créer. L’intérêt est « d’avoir à portée de la main des individus brillants partageant les mêmes intérêts, ayant la capacité de développer des sites web, des applications mobiles ou du design de qualité », explique Tosh, le community manager du lieu. « Nombre de belles choses sortent des conversations qui se tissent au hasard. L’essentiel est d’avoir directement accès aux idées qui surgissent dans cet espace collectif. »

MELTWATER

Meltwater est une compagnie de monitoring des médias sociaux née en Norvège et maintenant basée dans la Silicon Valley. Mais son fondateur a décidé d’ouvrir au Ghana une école de formation aux TIC complétée d’un incubateur. « L’innovation fait partie du véritable esprit d’entreprise », m’a expliqué Michael Szymanski, le responsable du centre. « Il faut innover pour entreprendre », dit-il, tout en précisant qu’« une légère modification qui permet d’atteindre un milliard de personnes à la base de la pyramide est de l’innovation. Mais l’innovation sans scalabilité, sans capacité d’évoluer et de grandir, est du gâchis. » La plupart des entreprises hébergées dans son incubateur ont une vision globale, estime-t-il, « mais leur base de départ est le Ghana. Faire le saut pour devenir des acteurs globaux est un véritable défi, largement dû aux problèmes de connexion. Si vous êtes dans la Silicon Valley et que quelqu’un vous appelle du Ghana, il y a des chances que vous l’accueilliez avec une pointe de scepticisme… »

ARABNET

La spécificité d’ArabNet dans ce contexte est, selon Omar Christidis, son fondateur, d’être une compagnie de médias qui organise aussi des conférences, comme celle à laquelle j’ai pu assister au Caire. Une autre s’est tenue à Beyrouth depuis. En attendant la prochaine, toute personne intéressée peut suivre l’actualité quotidienne des technologies de l’information et des start-up du monde arabe sur le site. L’intelligence de l’offre consiste à se déplacer d’un pays à l’autre régulièrement, en faisant venir des personnes de toute la région et même d’ailleurs, qu’il s’agisse des États-Unis ou de l’Europe. À la conférence du Caire, en octobre dernier, j’avais rencontré aussi bien Tarek Shalaby, un des activistes connus du "printemps arabe", que Yasmine El-Mehairy, fondatrice de SuperMama, une start-up qui semble avoir maintenant le vent en poupe.

> Retrouvez cet article dans le numéro 8 de SFR PLAYER spécial "Faisons du numérique une chance"
> Retrouvez plus de chances sur le blog "Faisons du numérique une chance" et sur le fil Twitter @ChanceNumerique