[Players] Jean-Baptiste Roger : le numérique, une chance pour l’industrie

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Le 17 / 04 / 12 | Posté par Cécile Chapron
[Players] Jean-Baptiste Roger : le numérique, une chance pour l’industrie

Jusqu'en novembre 2011, Jean-Baptiste Roger est en charge de la stratégie et des politiques publiques de la Région Ile-de-France en faveur du numérique. Co-fondateur de La Cantine numérique de Paris, un espace de co-working pour les acteurs du numérique, il prend la direction de La Fonderie (ex-Artesi) en 2012. C’est dire si le numérique il connaît ! Artisan du dynamisme numérique en Ile-de-France, Jean- Baptiste Roger est convaincu que la connaissance et l’usage des nouvelles technologies peut aider une multitude d’entreprises à s’adapter aux nouveaux enjeux économiques. Participer au développement de l’économie numérique, encourager le bouillonnement d’idées et l’innovation technologique sur le territoire francilien, réfléchir aux nouveaux enjeux culturels et sociaux à l’heure du numérique : autant d’actions que La Fonderie s’efforce de mettre en œuvre pour rendre l’Ile-de-France encore plus compétitive et créative.

> Retrouvez la chronique de Jean-Baptiste Roger, "Ainsi naquit La Fonderie" dans le numéro 8 du magazine SFR PLAYER "Faisons du numérique une chance"
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Transcript de l'interview

Je suis Jean-Baptiste Roger, je m’occupe des nouvelles technologies depuis maintenant plusieurs années, d’abord au sein du Conseil Régional parce que j’étais le conseiller numérique du président Jean-Paul Huchon. Depuis quelques mois je dirige un organisme associé de la région qui s’appelle La Fonderie. Aujourd’hui, on dispose d’un budget pour mener des actions en propre sur tous les sujets, toutes les thématiques, qui nous paraissent émergentes. La Fonderie, c’est d’abord un organisme souple, public, qui a pour vocation d’aider l’ensemble des acteurs du numérique à faire des choses.

Si j’avais un rêve dans les prochaines années en matière de numérique ça serait d’accompagner ce mouvement de fond qui fait que le numérique traverse tous les secteurs d’activité. Il y avait le numérique et le reste du monde. Aujourd’hui, il y a du numérique dans toutes les activités. Cette transformation est intéressante. Il y a un sujet qui me tient particulièrement à cœur. On s’appelle La Fonderie et ce n’est pas un hasard. Aujourd’hui il y a une crise de désindustrialisation générale dans ce pays et on voit bien que pendant la campagne électorale, c’est un thème porté par l’ensemble des candidats. Nous pensons que le numérique peut avoir un rôle à jouer dans des filières courtes, dans du "do it yourself", dans des séries extrêmement limitées où les gens commanderaient des objets faits sur mesure pour eux. Le numérique peut être au cœur de cette transformation. Ca redonnerait de l’activité à des entreprises, il y aurait une véritable valeur ajoutée et cela éviterait de commander une table dont le bois viendrait du sud de la France, parte en Chine puis ensuite revienne puis soit revendue... Juste une anecdote : le secteur du bois dans ce pays a perdu 50 000 emplois au cours des dix dernières années et aujourd’hui le bois a augmenté de 10 % parce que le bois qui pousse en France est acheté en Chine et transformé en Chine. Je n’ai évidemment rien contre les Chinois mais je pense que l’on peut fabriquer des meubles dans ce pays, on l’a fait pendant très longtemps et il n’y a pas de raison qu’on ne trouve pas des moyens, grâce au numérique, de permettre à des entreprises qui fabriquent de l’industrie, de pouvoir s’adapter et de mettre en place de nouveaux modèles qui leur permettent d’avoir de l’activité et qui permettent de répondre à une demande réelle de personnalisation de produits spécifiques. Si l’on devait garder une chose - c’est un combat que l’on devrait mener nous - c’est justement de faire correspondre ce qui est notre nom, notre ADN, notre envie de dire "on vient de quelque part" et on devrait utiliser le numérique pour essayer de raccommoder ce qui a été un peu cassé ces dernières années. Ça serait ça le rêve. Vaste ambition mais on va essayer.