L’open data : démocratisation de l'information

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Le 31 / 03 / 11 | Posté par admin
L’open data : démocratisation de l'information

"L'open data : une révolution cognitive qui va dans le sens d'une démocratisation de l'information" - Jean-Louis MISSIKA, Sociologue, adjoint au maire de Paris, en charge de l'innovation, de la recherche et des universités.

"Derrière le vocable Open data, donc politique de données publiques,qui veut dire politique de mise à la disposition des citoyens des données collectées avec l’argent des contribuables par des grandes institutions publiques,en fait, il y a deux publics qui sont visés.
Il y a, je dirais, le citoyen ordinaire, et puis il y a la communauté des développeurs.Parce que, si vous voulez, le citoyen ordinaire, lui, ce qu’il veut, c’est pouvoir avoir accès dans de bonnes conditions à des informations.Et donc, ce qui est en quelque sorte réclamé, c’est que les institutions publiques, les mairies, les conseils généraux, l'État, mettent à la disposition des citoyens,dans des conditions faciles d’accès, un certain nombre d’informations qui sont dans leurs bases de données.Et puis il y a un autre aspect qui, lui, est peut-être plus intéressant, qui est qu’à partir des bases de données publiques, il est possible de bâtir des nouveaux services.A partir par exemple des bases de données concernant la voirie de la Ville de Paris, des développeurs pourraient construire des circuits de balades à vélo dans Paris sur des pistes cyclables sécurisées, par exemple.

C’est un des gros problèmes de la Toile, et du monde de l’information disponible à faible coût dans lequel nous entrons. Mais je crois que d’abord, le fait qu’Internet et les autres outils numériques permettent d’avoir à sa disposition la richesse du patrimoine mondial, un stock de connaissances tout à fait exceptionnel et une information immédiate,je pense qu’il faut d’abord s’en féliciter, parce qu’il ne faut jamais oublier le monde d’où nous venons et qui était un monde extraordinairement parcimonieux dans le domaine de l’information, avec une information qui coûtait cher à produire et à diffuser, et qui était réservée quand même à des sphères de publics relativement limitées.Aujourd’hui, si vous êtes Indien, que vous avez une connexion Internet, ou si vous êtes, je ne sais pas, Sri Lankais, vous pouvez avoir accès à une qualité d’information qui était inaccessible il y a ne serait-ce qu’une vingtaine d’années.
Donc, il faut bien se rendre compte que nous vivons une révolution qui est une révolution cognitive,et qui va dans le sens d’une démocratisation de l’information.

Les prescripteurs, peu nombreux et puissants, sont en voie non pas de disparition,mais d’être rattrapés par d’autres prescripteurs. Mais tous les spécialistes qui se sont penchés par exemple sur la blogosphère se sont rendus compte que le phénomène pyramidal se constituait sur la blogosphère comme ailleurs, et que vous aviez quelques blogueurs stars et puis des milliers de blogueurs anonymes ; et ces blogueurs stars, ils étaient en quelque sorte reconnus par leurs lecteurs et par la communauté.
Et donc nous savons bien, alors bien évidemment, c’est difficile d’imaginer un monde où ce n’est pas le journal qui est une marque, mais ça peut être le journaliste qui est une marque, mais c’est le monde dans lequel nous entrons.Le fait que le journaliste soit une marque plutôt que son journal,est-ce une bonne chose, est-ce une mauvaise chose ? Je suis incapable de répondre à cette question."