[TENDANCE] Datavisualisation, un storytelling pour les données

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Le 12 / 03 / 13 | Posté par la rédaction de SFR PLAYER
[TENDANCE] Datavisualisation, un storytelling pour les données

Interview de Caroline Goulard, cofondatrice de Dataveyes, une start-up spécialisée dans la visualisation interactive de données. Son objet :  transformer les données en informations facilement compréhensibles et intuitives.  Si la production de datavisualisations n’est pas une pratique récente, la nouveauté réside pour Caroline Goulard dans la façon de travailler les données qui mélange désormais différentes disciplines :  design, développement d’interfaces, statistique et capacité à générer du storytelling, au sens anglo-saxon du terme. 

Transcript de la vidéo :

Caroline Goulard, cofondatrice de la start-up Dataveyes

Je m’appelle Caroline, je suis cofondatrice de la start-up Dataveyes. Dataveyes est une start-up spécialisée dans la visualisation interactive de données, c’est-à-dire que notre métier c’est de raconter des histoires avec des données.

On s’est rendu compte depuis que c’est devenu un enjeu assez important dans notre paysage informationnel, qu’on a de plus en plus de données autour de nous, qu’elles deviennent de plus en plus volumineuses et complexes. Et que désormais pour bien comprendre ce qu’il y a dans l’information, que ce soit pour s’informer ou pour travailler, on a besoin d’interfaces qui les rendent plus intuitives, plus parlantes et c’est exactement ca notre métier.

On a travaillé sur des projets comme par exemple le dernier projet grand public qu’on a sorti, pour la ville de Rennes. À partir des données du recensement on a essayé de transformer ces données statistiques un peu froides en un projet qui permet de raconter aux gens qui est la population de Rennes et de ses alentours, où sont les gens qui me ressemblent dans ses différentes communes, comment une population va avoir différents métiers, différentes façons de vivre, différents types d’habitats et de montrer ca visuellement.

La visualisation de données, ce n’est pas totalement nouveau, il y a des gens qui travaillent depuis longtemps sur la visualisation de données mais c’était plutôt soit des chercheurs dans l’univers scientifique, soit vraiment des artistes qui vont avoir une approche très esthétique. Ce qui est assez nouveau, je dirais depuis ces dernières années, c’est vraiment d’aborder cette problématique à travers un problème d’information. J’ai des données, je ne vais pas avoir le niveau d’information que je veux pour les communiquer, m’en servir, ou simplement comprendre ce qu’il y a dedans, et je vais avoir besoin d’une interface qui va m’aider à apporter cette information et à comprendre.

Ce qui est vraiment nouveau dans cette façon de travailler, c’est que ca demande de mélanger des disciplines qui ne communiquent forcément pas de façon aussi organique que chez nous. Que ce soit le design, le développement d’interfaces, la statistique, ou, on va dire, le côté storytelling, au sens anglo-saxon du terme.

On va commencer en regardant à la fois dans les bases de données, bien sûr, pour voir ce qu’il y a comme informations dedans, on est vraiment à la recherche de ce qu’il y a comme histoire à raconter à partir de cette base, mais en même temps on ne va jamais perdre de vue, et on va être très proche de l’utilisateur final. Qui est cet utilisateur ? Comment il travaille ? Dans quel environnement il est, qui il est ? Pour bien comprendre, de façon presque immersive, pour bien lui apporter l’information. À partir de la, on imagine comment on va pouvoir créer une expérience d’information, comment on va pouvoir faire des choses qui vont être intuitives, qui vont lui révéler de l’information qu’il ne pourrait pas voir autrement. Donc on imagine ces interfaces, on passe un certain temps à faire de la conception, et derrière, on assure la production, le design et le développement.

L’enjeu il est vraiment là, de faire en sorte que ca devienne intuitif, que ça devienne quelque chose qui ne soit pas abstrait, comme un gros nuage avec de l’information dedans, mais ce soit concret, palpable, qu’on puisse voir ce qu’il y a dans les données.

Pour aller plus loin :

Retrouvez nos article "Données à valeur ajoutée" et "Nouvelles données, nouveaux métiers ?"

Découvrez nos interviews "nouvelles activités autour de la data" avec François Bancilhon (Data Publica), Margaux Pelen (Home'n'go) et Jean-Thomas Rouzin (Web Geo Services)

Et notre interview vidéo :

Data Publica, orfèvres de l'open data

 

 

 

Photo : Olivier Chatel pour Decideo.fr