[Players] A quand une théorie de la relativité de l’innovation ?

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Le 31 / 01 / 12 | Posté par admin
[Players] A quand une théorie de la relativité de l’innovation ?

A quand une théorie de la relativité de l’innovation ?

 « Je pense qu’il faut écrire une théorie de la relativité de l’innovation. Pourquoi ? Parce que si on prend la définition du mot innovation c’est quand on amène une invention sur un marché. En gros nous oublions de dire que c’est un moment donné et un espace donné. Il n’y a pas d’innovation universelle. Si nous disons que l’innovation est la création de quelque chose que nous ne connaissons pas, nous nous trompons. Une innovation est une solution nouvelle pour un vieux problème. » Une innovation peut donc-être perçue comme telle dans un pays, un contexte et pas dans un autre. « Chaque personne a sa propre vision et définition de l’innovation. »

« Par exemple, alors qu’en Europe nous utilisons les fonctions de notre téléphone de plus en plus sophistiqué, en Afrique le simple SMS est très utilisé dans l’innovation. » A l’image de la société M-Farm basée au Kenya qui permet aux fermiers d’obtenir des informations sur le prix de leurs produits, acheter directement aux fabricants ou encore trouver des acheteurs pour leurs produits alimentaires juste en envoyant un SMS. Ou encore M-Pesa (Kenya) qui a mis en place un moyen de paiement par mobile après avoir constaté les distances qui séparent parfois les villes entre elles et les moyens de paiement inadaptés face à cette situation.

« Plus il y a des changements sociaux, plus il y a de l’innovation parce que ça secoue ! L’innovation est donc démultipliée dans un contexte social en mouvement, ce qui entraine forcement de la créativité. Il faut savoir faire avec pas grand-chose et utiliser au mieux ses ressources. »

« Les innovations viennent aussi d’ailleurs, il y a des ingénieurs en dehors de Paris, Berlin Londres, San Francisco… Cela entraine également du changement. Pratiquement toutes les personnes dont je vous ai parlées ont des origines multiculturelles, une dimension « trans-locale » au niveau de leur expérience. Cela joue inévitablement dans leur façon d’être ouverts aux changements, d’être plus sensibles au conflit et d’aller plus facilement vers l’innovation. »

 

La conférence se termine par un échange sur le rôle de la diaspora de retour au pays : de jeunes entrepreneurs formés aux Etats-Unis rentrent et créent leur entreprise. On comprend à demi-mot que  la Silicon Valley loin de perdre son influence serait en train d’essaimer aux quatre coins du monde ? Rendez-vous à l’appart SFR dans quelques mois pour la suite du carnet de voyage de Francis Pisani. 

 

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