Datavisualisation

Le 09 / 11 / 11 | Posté par arnaud.recule
Datavisualisation

La datavisualisation ou visualisation de données est une des pratiques humaines les plus anciennes. On notait déjà le compte rendu des chasses sur les murs à la préhistoire. Ce que les technologies numériques ont apporté, ce sont de toutes nouvelles possibilités, dans la récupération, le traitement et la visualisation des données. On voit aujourd'hui fleurir toute une panoplie d'images et de visualisations interactives qui permettent d'appréhender de manière simple et efficace  les données liées à des grands thèmes de société. De l'analyse des usages des réseaux sociaux aux données liées au traitement des déchets, c'est tout un ensemble de phénomènes qui prennent corps sous un autre jour, concret et clair. Au delà de l'apport analytique de ces données, les usages concrets sont nombreux.

La datavisualisation, comment ça marche ?

Une visualisation de données est un processus complet qui part d'un ensemble de faits pour aboutir à une représentation esthétique. Grâce aux outils numériques il est facile de récupérer des données brutes. Une fois les données réunies, il faut déterminer un mode de traitement et de restitution. Enfin, développeurs et graphistes travaillent à rendre la visualisation à la fois cohérente et esthétique pour être diffusée.

Datavisualisation entre outil de connaissance et exercice de style

L’information est le nerf de la guerre. Et les données ont toujours eu une importance capitale dans tout processus de décision et de management. Grâce aux progrès du numérique, ces données sortent des cercles purement professionnels. En effet, la datavisualisation est aujourd’hui utilisée par les journalistes, les communicants et les graphistes qui rivalisent d’imagination pour proposer des formats toujours plus inattendus et riches. En un seul écran bien animé, il est désormais possible de proposer une quantité d’information colossale sans noyer le lecteur.

Faire parler les données, raconter une histoire à partir d’un tableau est devenu un art. Mais au delà de l’apport méthodologique, les possibilités concrètes en termes d’interfaces sont exceptionnelles.

Datavisualisation et enrichissement des interfaces

La présence d'histogrammes, de compteurs, de camemberts et de jauges paraît aujourd'hui de plus en plus ordinaire. Dans la vie de tous les jours, des services intègrent la possibilité d'enregistrer et de traiter les données afin de prendre les décisions les plus adéquates possibles. On pensera par exemple aux outils de « quantification de soi ». Le petit boitier Fitbit permet grâce à toute une série de capteurs de mesurer la qualité de ses efforts physiques. Grâce à une interface adaptée et un traitement efficace des données récoltées, le service permet à l'utilisateur de comprendre en un clin d'œil les points à améliorer, comme la qualité du sommeil ou la régularité des efforts physiques produits. C'est grâce à la visualisation des données que l'objet prend tout son sens.

D'un autre côté, il s'agit de ne pas être esclave de ses outils. Le risque d'une « dictature du chiffre » est toujours présent. Peut-on par exemple juger de la qualité d'un artiste au nombre d'avis positif sur Youtube ? Est ce que la taille de la petite jauge verte n'est pas un critère réducteur pour appréhender la qualité d'une œuvre ?

Si les nouvelles interfaces apportent des outils efficaces et simples pour appréhender notre quotidien, il ne faut pas imaginer qu'elles remplaceront l'esprit critique. C'est pourquoi dans la conception de ses outils, SFR tire parti de ces progrès tout en tenant à la cohabitation entre données concrètes et subjectivité humaine.