Vers une ville durablement mobile

Le 09 / 11 / 11 | Posté par arnaud.recule
Vers une ville durablement mobile

Vers une ville durablement mobile

La ville moderne s’apparente parfois à une jungle. Trop inégalitaire et congestionnée, elle représente un des grands défis du XXIe siècle. Aujourd’hui les solutions fleurissent pour faire des espaces urbains des lieux plus durablement mobiles et plus libres. Ces dernières s’appuient largement sur les technologies de l’information et de la communication.


Mais qu’est-ce-qu’une mobilité libre et durable ?

La mobilité urbaine est évidemment une question de transports, mais pas uniquement. C’est également la manière d’organiser l’espace (si je trouve tout en bas de chez moi, je me déplace moins), la gestion du temps (si tout le monde n’est pas au même endroit au même moment, les transports sont décongestionnés) ainsi que la qualité de l’information (pas besoin de me déplacer si le formulaire que je recherche est sur Internet).

Pour résumer, construire la ville du XXIe siècle consiste à réduire les volumes de déplacements, réduire les distances et les temps et augmenter l’efficacité des moyens de transport.


Quelles solutions se dessinent ?


L’e-substitution

L’impact du télétravail sur la mobilité est faible. L’enjeu est de proposer des outils connectés permettant d’agir véritablement à distance, grâce par exemple à des médiateurs équipés (commerces, bureaux de poste, etc.) L’association d’outils numériques performants et de relais physiques dédiés permet de créer des nœuds urbains efficaces.

Articuler les espaces entre eux

De nombreux services permettent de réduire les distances et le temps. Par exemple, en favorisant les échanges de proximité, Supermarmite permet des déplacements plus courts dans le cadre des achats de nourriture. En effet, le service propose aux particuliers de vendre leurs portions de nourriture supplémentaires via une application. Un excellent moyen de créer des liens entre voisins !

Dans les plans d’urbanisation à proprement parler, des espaces hybrides, conviviaux et multifonctionnels participent à une meilleure gestion de la ville. On peut penser à la Cantine par exemple, espace de coworking devenu célèbre dans le Sentier. Cela demande un changement dans les mentalités, qui doit permettre d’appréhender la ville comme un système à améliorer.

Vers une intelligence collective des mobilités

Face à la saturation, des systèmes d’informations plus performants peuvent apporter des solutions efficaces. Ces derniers doivent permettre aux utilisateurs de partager leurs informations et de prendre les meilleures décisions.

Dans cette optique, SFR a développé le service « carte de chaleur ». Ce dernier permet grâce à une interprétation des données téléphoniques d’obtenir de précieuses informations sur les mouvements de population. A terme, ce type d’outil permet d’envisager l’optimisation des transports publics par exemple.

Des transports collectifs partagés

Utiliser au maximum les moyens existants est une priorité, et de nombreux services émergent dans ce sens. On peut penser par exemple au service d’autopartage Buzzcar. Grâce à une application, des particuliers peuvent voir les véhicules inutilisés à proximité et les louer directement au propriétaire. Un bon moyen de rentabiliser au maximum chaque automobile et de réduire les émissions.

On l’aura compris, les enjeux de la ville du futur tiennent à la connexion. Connexion des espaces et des hommes en favorisant les initiatives collaboratives ou solidaires. Cela implique de la part de chacun une attitude d’ouverture dans une démarche « d’open Innovation ».

 

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