27 / 03 / 11

Interfaces gestuelles

Le nouveau cycle d’innovations vers lequel nous nous dirigeons s’apprête à faire émerger de nouvelles façons d’interagir avec les ordinateurs et de nouveaux usages. Est-ce la fin des périphériques traditionnels ? La mort annoncée de nos bons vieux écrans, claviers et autres souris ?

Des interfaces au parfum de nouvelles technologies.

La démocratisation de l’accès à Internet, la rapidité de connexion, sont aujourd'hui incontournables. La mobilité est permanente : via notre smartphone, chez soi avec les tablettes tactiles, mais également dans les lieux publics où certaines enseignes n’hésitent pas à utiliser des interfaces tactiles pour mettre en avant leurs produits.

Dans un contexte d’informatique mobile, on constate l’arrivée de nouvelles technologies dans le domaine des interfaces. Après l’apparition massive du tactile sur nos appareils [Apple avec l’iPhone et l’iPad (2007 et 2010), Microsoft et la table interactive Surface (2008)] arrive l’ère des interfaces gestuelles. D’abord étendue au grand public grâce à l’industrie des jeux vidéos avec notamment la Wii de Nintendo et tout récemment la Kinect de Microsoft, cette nouvelle manière d’interagir avec les machines est étudiée pour fournir des solutions à des secteurs très variés comme le médical ou le cinéma.

Les interfaces gestuelles visent à créer une nouvelle interaction entre l’homme et la machine (IHM) en favorisant leur confort d’utilisation dans notre quotidien.

Concrètement, les interfaces gestuelles consistent en un dispositif dans lequel les mouvements du corps sont détectés et convertis numériquement en signaux de commande. Cette technologie requiert une caméra permettant la visualisation des gestes et un logiciel qui pilote l’écran.  

La capture du mouvement, notamment pour jouer ou pour télécommander une set-top-box (boitier TV) ou une TV connectée, peut se faire essentiellement de deux manières : avec des télécommandes intégrant un gyroscope et un accéléromètre, ou avec des systèmes à base de caméras qui ne nécessitent pas de porter un accessoire sur soi. 

En 2011, les différentes techniques de capture du mouvement pourraient bien se généraliser à de nombreuses applications. Nous verrons probablement apparaître des innovations relevant de l’intégration. En associant la capture du mouvement à l’affichage en 3D, aux jeux ou outils de conception 3D, nous pourrions imaginer de pouvoir manipuler dans le vide, avec ses propres mains, les objets affichés.

De la science fiction à la réalité, il suffira d’un geste !

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